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Marketplaces B2B : ces services financiers pour mieux vous protéger

1 December 2020

Alors que les professionnels adoptent peu à peu le commerce en ligne, savoir capitaliser sur les services financiers disponibles s’avère clé pour développer sa marketplace B2B. De nombreux outils financiers peuvent faciliter la gestion des transactions afin de les optimiser, mieux les encadrer et les sécuriser. En effet, certains outils peuvent également prémunir les marketplaces B2B contre le risque d’impayés, un fléau que la situation sanitaire actuelle a récemment amplifié.

Tour d’horizon des services financiers pour mieux protéger sa marketplace B2B :

Paiement :

1/ Les PSP (Payment Service Provider) pour mieux encadrer les transactions :

Qu’est-ce qu’un PSP ? Un PSP est un intermédiaire entre la plateforme de e-commerce, les acheteurs et les banques impliquées dans les paiements relatifs aux transactions. En d’autres termes, un PSP fournit une solution externalisée de paiement afin de pouvoir gérer électroniquement le règlement de la transaction.

Réglementés par la Directive sur les Services de Paiement (DSP), ces acteurs sont soit des établissements de crédit, comme les banques traditionnellement actives dans ces activités, soit des établissements de paiement nouvellement créés et qui ne sont pas des établissements de crédit mais peuvent néanmoins offrir des services de paiement.

Parmi les PSP les plus connus, citons : Wordline, Ingenico ePayments, Monext, Stripe, Adyen, LemonWay, MangoPay ou encore Limonetik.

Pour assurer les services de paiement, les places de marché peuvent obtenir un agrément d’établissement de paiement auprès de l’ACPR ou bien faire elles aussi appel à un PSP. Plus souples et plus sécurisées, les solutions offertes par les PSP sont majoritairement plébiscitées par ces nouveaux acteurs du e-commerce.

2/ La gestion du KYC pour sécuriser ses flux transactionnels :

Avant même la gestion du paiement, il est primordial de mettre en place un dispositif de vérification d’identité de ses clients à des fins réglementaires ou par simple nécessité business : il s’agit du KYC (Know-Your-Customer). L’objectif ? Se prémunir contre les risques de fraude, de blanchiment d’argent ou encore de financement d’activités terroristes.

Les marketplaces ont notamment l’obligation de soumettre tous leurs vendeurs au KYC. Le processus de connaissance des clients est composé d’une étape légale et primordiale : la collecte d’une série de documents obligatoires ou optionnels en fonction de la nature du vendeur (particulier ou professionnel) et des spécificités liées à son organisation.

Parmi la liste des documents à fournir, on pourra noter :
– Pièce justificatif d’identité du représentant légal : carte nationale d’identité, passeport ou titre de séjour en cours de validité
– Liste des bénéficiaires effectifs (toute personne physique disposant de plus de 25% du capital ou droits de vente d’une entreprise)
– Contrat-Cadre de Services de Paiement (PSP)
– Extrait Kbis datant de moins de 3 mois ou équivalent (personne morale)
– Copie des statuts de la société
– Justificatif de banque : RIB ou relevé de compte

Liste des documents facultatifs :
– Délégation de pouvoir (si le signataire est une autre personne que le représentant légal mentionné dans le Kbis)
– Pièces d’identité des bénéficiaires effectifs ou du délégataire
– Extrait Kbis de la personne morale correspondante aux bénéficiaires effectifs
– Pièce justificative d’identité additionnelle
– Justificatif de domicile (pour une entreprise individuelle ou auto-entrepreneur)
– Extrait du Registre du Commerce de la personne morale correspondante aux bénéficiaires effectifs

Cette liste de documents dépend du processus transactionnel de chaque marketplace et il est fortement conseillé de se faire aider par des professionnels expérimentés afin de respecter les contraintes réglementaires. Mais comment allier collecte de pièces justificatives parfois chronophage et expérience utilisateur simple et fluide ? Pour cela, les marketplaces peuvent s’appuyer sur leur PSP, proposant bien souvent un service de vérification capable d’offrir de la fluidité dans l’expérience de paiement et une protection adaptée à leurs besoins !

Recouvrement :

Dans le B2B, certaines pratiques peuvent sembler très communes mais elles représentent également un risque : c’est le cas du crédit. En effet, lorsqu’on accorde un crédit, le premier risque est de ne pas se faire payer à échéance. Ce risque d’impayé peut alors mener à un effet boule de neige : sans trésorerie vous ne pouvez pas renouveler vos stocks, recruter ou encore moins supporter vos charges.

1/ L’assurance-crédit pour se prémunir contre le risque :

L’assurance-crédit est une solution de couverture qui permet à une entreprise de développer son activité en toute sécurité. Elle l’aide à évaluer la situation financière de ses acheteurs, à recouvrer les créances impayées, et lui permet d’être indemnisée en cas d’impayé. L’essor des plateformes de commerce en ligne nécessite d’adapter ce service afin de prendre en compte les notions de temps réel dans les échanges et de couverture à la transaction.

Le plus grand assureur-crédit dans le monde, Euler Hermes, a développé pour cela, de nouvelles offres d’assurance-crédit dédiées aux marketplaces. Celles-ci s’intègrent facilement, grâce à des API modernes, dans les parcours de vente, et évaluent le risque perçu en temps réel.

2/ Les différentes méthodes de recouvrement en cas de non-paiement de la facture :

En cas de non règlement du client après la date d’échéance fixée sur la facture, il est possible de recourir à deux procédures de recouvrement :

– le recouvrement amiable sans passer par un juge, en établissant un dialogue constructif avec le débiteur. Cette solution est moins longue, moins coûteuse et préserve notamment la relation commerciale avec le client.
– le recouvrement forcé avec saisie de la justice. Cette procédure se veut rapide et efficace afin de récupérer les créances mais peut très vite dégrader la relation client.

Les tiers de confiance pour anticiper et gérer les litiges :

1/ Offrir une expérience d’achat fluide :

Les e-commerçants sont confrontés au quotidien à des problématiques de confiance, qu’elles soient liées au paiement ou à la lutte contre la fraude. Selon l’activité de la plateforme, d’autres problématiques liées à la confiance doivent être prises en compte afin de rassurer les clients finaux et de leur offrir une expérience utilisateur optimale : qualité des livrables, logistiques, image de marque…

Si les plateformes de e-commerce n’implémentent pas les éléments de réassurance nécessaires, leurs activités peuvent directement être confrontées à une hausse des abandons de panier ainsi qu’à une baisse de leur taux de rétention et de leur chiffre d’affaires. Pire encore, dans le cas où les plateformes ne mettent pas en place les bons garde-fous pour garantir la qualité finale et la livraison, ces dernières s’exposent directement à des risques juridiques liés à un éventuel recours contentieux de la part du client.

2/ Les solutions à mettre en place :

– Intégrer à sa plateforme de e-commerce des modules personnalisés de paiement, permettant par exemple de ne débiter le client qu’à l’expédition ou après réception et vérification de son achat, de suivi de l’expédition, et de résolution des litiges permettant de trouver une solution en cas de désaccord, qu’elle soit amiable ou arbitrée par un tiers. Cette solution est disponible grâce à Tripartie notamment, tiers de confiance sécurisant les transactions du quotidien. Le service offre une API à destination des places de marché leur permettant d’automatiser à la fois les paiements et la résolution des litiges utilisateurs.

– S’appuyer sur la plateforme de résolution des litiges en ligne (RLL), mise à disposition par la Commission Européenne. Elle permet aux consommateurs mais aussi aux professionnels européens de régler leurs litiges dans un délai de 90 jours et leur assure une garantie de sécurité et d’équité. Pour les marchands, mentionner cette plateforme sur leur site internet est d’ailleurs une obligation légale.

Paiement différé B2B : quels avantages pour les marchands et clients ?

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